La Légende des Dames de Brocéliande

Textes, images et mise en page de Sandrine Gestin

Éditions Au Bord des Continents…

Première version, grand livre illustré  (24×32 cm)

(Version 2014 ICI)

2011

 

On retrouve dans cet ouvrage de Sandrine Gestin, tout l’univers du merveilleux médiéval dont elle est si familière. On pénètre en sa compagnie, au cœur de Brocéliande pour y rencontrer les belles Dames des châteaux, telles Guenièvre, Morgane, la dame à la licorne, Iseult, entre autres.
On s’aventure également dans la forêt pour y découvrir les ondines, les fées, les dragons ou encore les dryades…

Sandrine Gestin vous offre un voyage au cœur des mystérieuses et envoûtantes légendes d’autrefois.
Ainsi, au gré des mots et des peintures, vous y découvrirez, peut-être, certains secrets jusqu’alors bien gardés…

 

Voici un extrait :

“Je me suis arrachée au sol comme on déracine une mauvaise herbe. Sans douceur. Il le fallait bien, sinon j’aurai fini par me fondre dans la terre. Et il était encore trop tôt. J’ai regardé le petit caillou gris tombé par terre. Caillou parmi les cailloux. Je me suis penchée pour le ramasser. Mes doigts le touchaient presque. Que devais-je faire ? Il m’avait fait souffrir. Il m’avait fait revenir chez moi. Que devais-je faire ? Mes doigts l’ont touché, presque malgré moi. Et les murmures des secrets enfouis ont envahi mon coeur. Chuchotements inaudibles, presque imperceptibles. Petit caillou gris, berceau de mystères inavouables. Précieuses confidences susurrées prématurément. Je le sentais, je le savais. Sans comprendre, j’entendais la vois inquiète d’une femme accablée. Cette femme, je devais le retrouver. Celle qui a scellé les arcanes. Celle qui savait les secrets.”

 

Quelques pages intérieures :

 

Extrait:

Je me suis arrachée au sol comme on déracine
une mauvaise herbe.
Sans douceur.
Il le fallait bien, sinon j’aurais fini par me fondre dans la terre.
Et il était encore trop tôt.

J’ai regardé le petit caillou gris tombé par terre.
Caillou parmi les cailloux.
Je me suis penchée pour le ramasser.
Mes doigts le touchaient presque.
Que devais-je faire ?
Il m’avait fait souffrir.
Il m’avait fait revenir chez moi.
Que devais-je faire ?

Mes doigts l’ont touché, presque malgré moi.
Et les murmures des secrets enfouis ont envahi mon cœur.
Chuchotements inaudibles, presque imperceptibles.
Petit caillou gris, berceau de mystères inavouables.

Précieuses confidences susurrées prématurément.
Je le sentais, je le savais.
Sans comprendre, j’entendais la voix inquiète
d’une femme accablée.

Cette femme, je devais la retrouver.
Celle qui a scellé les arcanes.
Celle qui savait les secrets.